Le Père d’Hugues nous a quittés le 13 décembre dernier des suites d’une longue maladie qui l’a fait souffrir pendant 8 ans. J’ai mal connu mon beau-père : quand je suis arrivée dans la famille, sa maladie avait déjà rendu toute communication verbale impossible. Mais je me souviens de ces regards pleins de bienveillance pour sa nouvelle belle-fille et de toutes ses attentions pour me mettre à l’aise. Nous lui racontions des choses à l’aide de mots griffonnés sur un papier et lui répondait par des sourires qui dilataient l’âme.
Ce que je sais de lui, parce qu’on me l’a raconté et parce que je le vois à travers mon mari qui lui ressemble beaucoup, c’est qu’il était un époux, un père et un frère attentif, un grand chrétien et un journaliste-photographe passionné par son métier.
Je garderai toujours en mémoire l’exemple qu’il a été pour nous dans les dernières années de sa vie : son sourire qui le quittait rarement même quand il souffrait, son humour et le regard plein d’auto-dérision qu’il portait sur lui-même et sa grande classe, en toutes circonstances.
Aujourd’hui, il est entré dans la Vie d’où il veille sur nous et nous vivons dans l’espérance que nous le retrouverons un jour avec son sourire.